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Oui je sais cela fait longtemps que je n’ai rien publié, mais ici, l’été ne s’est pas du tout passé comme prévu. D’abord il y a eu Lucas et Charlotte qui m’ont annoncé leur départ imminent pour une île lointaine. Et puis ils sont partis. Lui d’abord. Elle, la semaine dernière. J’avoue que pendant quelques jours tout cela fut très perturbant. Aujourd’hui encore je n’ai pas tout à fait réussi à combler ce trou qui s’est formé pile au milieu de mon ventre entre l’endroit où je l’ai senti vivant pour la toute première fois et celui où ça bloque lorsqu’on à la respiration subitement coupée.
Bien sûr il est grand maintenant, bien sûr ce qui compte c’est qu’ils soient heureux, bien sûr on ne fait pas les enfants pour soi,... bla bla bla ! Ce n’est pas si facile. Mais ça va déjà mieux, et dans 112 ans ça ne me fera même plus rien du tout si ça se trouve.

Je vous fais grâce de notre week end tout prés de Nice le 14 juillet et quelques jours plus tard de l'émotion partagée avec Anne quand sa maman s'est éteinte si doucement.

Sinon pour nous, les vacances devaient être bleues comme le ciel, comme la mer, et comme les toits des chapelles de Paros aussi. Mais là encore une surprise nous attendait, une de celles qui font que l’on ne monte finalement pas dans l’avion réservé depuis six mois.
Voilà, c’était un été comme ça. N’en parlons plus.
Le bon côté des choses, s’il faut en trouver un, c’est tout ce temps passé ensemble à la maison et les projets que nous avons imaginés pour elle : un atelier rien que pour moi, une petite serre en fer noir parce que j’ai toujours trouvé ça incroyablement romantique (et aussi pour mettre certaines plantes à l’abris en hiver) et tout autour, un petit jardin potager.

Depuis quelques mois je multiplie les centres d’intérêt autour du végétal. Ça passe par les vertus des huiles essentielles, celles des fleurs de Bach, par la conception de cosmétiques maison, la réalisation de bocaux pour l’hiver, les techniques de bouture, celles qui servent à récupérer les graines,....et tout ça a naturellement amené ce désir de semer, repiquer, voir grandir, partager des choses qui se mangent, qui soignent, qui parfument, bref : qui font du bien.

Inutile de vous dire qu’au stade où nous en sommes le projet global n’est encore qu’un (joli) dessin et que de longs mois seront nécessaires à sa construction mais j’ai passé tellement de nuits sur internet à lire les conseils nécessaires à la création d’un jardin, j’ai acheté tellement de livres, visionné tellement de replay de Stephane Marie, je me suis tellement documentée auprès de ceux qui savent, j’ai pris tellement de notes, que je ne pouvais plus attendre pour mettre les mais dans la terre
Aussi nous avons semé des radis, planté un buisson de verveine, du thym, repiqué une douzaine de salades et un peu de roquette.
Reste à semer des épinards et du persil. Ce sera à peu près tout. L’été qui s’achève ne nous autorise pas grand chose de plus mais je suis heureuse de ce démarrage en douceur. D’ici le printemps j’espère avoir créé un lien plus simple avec cette terre qui m’intimide quand même un peu. A ce jour elle n’a jamais vu fleurir que des roses.
Et puis, dans quelques jours nous pourrons commencer à enterrer les bulbes avant de les oublier jusqu’au printemps. J’ai encore tout l’hiver pour me documenter sur la création de ces bouquets que je rêve déjà d’inventer avec les fleurs de mon jardin.

Pour le moment je m'essaye aux bouquets d'automne avec le peu de  fleurs que cet été trop chaud continue à donner.

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Mais ma grande source de fierté au jardin ce sont mes salades auxquelles je rends visite plusieurs fois par jour. Elles sont parfaites non ?

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