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Sous prétexte de vacances scolaires qui font que les enfants peuvent se coucher plus tard, on n’hésite pas à lancer ou accepter des invitations à dîner au beau milieu de la semaine. 

Quand je prononce le très déterminant « je m'occupe du dessert » , je suis bien sûr pleine de bonnes intentions mais je n’ai pas toujours mesuré que je ne quitterai pas le bureau avant 19h00 soit trop tard pour trouver une pâtisserie ouverte et pas assez tôt pour se lancer dans la réalisation de choux à la crème.
Pourtant l’engagement est pris et je suis fille à respecter ses engagements
Pour tout dire je suis aussi fille à arriver à 20h30 quand elle est attendue à 20h00. Mais il faut bien comprendre qu’il y a des délais incompressibles dans la vie d’une femme qui travaille, fait un gâteau et a une vie sociale (tout ça en moins de deux heures de temps).
Pour les soirs comme celui-là j’ai toute une collection de recettes ultra faciles et rapides, et quitte à trébucher de mon piédestal de femme parfaite (si si , il y en a qui le pensent. N’est ce pas mon chéri ?) je vous livre mes secrets de fabrication.
Mon premier SOS dessert est un très très bon clafoutis poires/caramel.

Premièrement, je m’arrange pour avoir toujours en stock : 150g de farine, 4 oeufs, 80g de sucre, une cuillère à soupe de sucre vanillé*, 450 cl de lait, un bouchon de rhum, une poignée d’amandes effilées et....un bocal de poires au sirop** (ou même une boîte). Vous avouerez que ce n’est pas très compliqué d’avoir ce genre de choses en stock.

Je mélange les oeufs, les sucres, la farine, le rhum et le lait, ça me prend trois minutes.
Je verse cette sorte de pâte à crêpe sur les poires que j’ai coupées en morceaux dans un plat à manqué (ça m’a pris trois autres minutes).
Et là, le moment est venu de consacrer 5 ou 6 minutes de plus à faire de ce clafoutis aux poires, un clafoutis aux poires exceptionnel :
Je fais griller les amandes dans une poêle anti-adhésive jusqu’à ce qu’elles libèrent ce parfum inimitable, pas une seconde de plus sinon ça brûle. Je réserve. Toujours dans la poêle je fais un caramel avec 80 à 100 g de sucre. Je fais couler ce caramel sur le gâteau, je parsème d’amandes grillées et hop au four pour 40 minutes.

C’est très exactement le temps qu’il faut chez nous pour que je me pomponne un peu, pour que mon chéri essaye, enlève, remette, ressaye, renléve, re-remette une chemise bleue, pour qu’Arthur peaufine sa houppette et que Nathan retrouve sa deuxième chaussure, pour mettre le lave vaisselle en marche (à cause du caramel au fond de la poêle), pour donner à manger à petitchat qui miaule à nous casser les oreilles, pour appeler nos hôtes pour les prévenir qu’on aura un peu de retard.... C’est fou ce qu’on est capables de faire en 40 minutes dans cette maison.
C’est la sonnerie du four qui donnera le top départ. Encore une minute pour glisser le plat brûlant au fond d’un panier. Ce gâteau ne se mange pas froid et à l’heure du dessert, il aura atteint la température idéale.
Voila, il est 20h15, on peut y aller (dès qu’on aura retrouvé les clefs de la voiture). Mission accomplie. Facile non ? La prochaine fois je vous explique comment mériter l’admiration de tous avec un gâteau magique à la noix de coco.

*note n°1 : Rien n’est plus mauvais que le sucre vanillé industriel. Rien n’est plus facile que de glisser deux gousses de vanille fendues dans un pot de confiture rempli de sucre en poudre, de le fermer et de laisser le temps faire de ce mélange le plus délicieux des sucres vanillés. A vous de voir.

**note n°2 : personne ne m’a jamais suspectée de ne pas avoir pris soin de faire pocher des poires fraîches, soigneusement épluchées, dans un sirop léger. C’est possible aussi mais ça prend presque une heure de plus pour un résultat identique. Et là, on n’a pas le temps.