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C’était difficile d’être à la fois ici (sur le blog) et là bas (en Asie). En tous les cas je n’y suis pas arrivée. Comment raconter sans rien en perdre les odeurs de frangipaniers et de poissons séchés,
Le rose profond des sarongs que j’ai ramenés et le rouge sombre de la maison de Jim Thompson,
le bruit, l’effervescence de la rue et la sérénités des gens qui y grouillent,
les uniformes impeccables des écoliers, et les tuniques orange des moines,
le feu du curry et le sucre de la mangue,
les palais flamboyants et les habitations de fortune.
Comment raconter tout ça et en profiter quand même ?
J’ai posté quelques photos et raconté quelques bricoles sur Facebook ou Instagram mais j’ai préféré accumuler des images et des sourires. J’en ai tout un stock. Elles viendront sans doute nourrir d’autres histoires que j’écrirai ici plus tard.

Pour l’heure nous voilà de retour


Ce soir je suis rentrée du bureau en pressant le pas parce l’air était humide et qu’à tout moment la pluie menaçait de se remettre à tomber. Rue des Lices, je me suis arrêtée chez Louis pour acheter de la soupe à emporter en me rappelant qu’il y a déjà quelques années moi aussi je rêvais d’ouvrir un bar à soupes. Les pavés mouillés brillaient rue des teinturiers comme à l’époque où j’habitais juste à côté. Indiscrète je pouvais deviner les intérieurs des maisons par les fenêtres éclairées. On entendait de la très jolie musique derrière une porte mal isolée. Pour la première fois depuis que l’avion nous a ramenés, ce soir je me suis sentie .... Rentrée.
Je n’ai quand même pas pu m’empêcher de penser que là-bas, à l’heure qu’il est le soleil ne s'est pas encore couché sur ma plage déserte préférée