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On emmène le moins de choses possible. Pas la peine de s’encombrer. La bas, on le sait bien, nous aurons envie d’autres choses, d’autres couleurs, d’autres parfums.

La bas, par exemple, nous ne prendrons sans doute pas beaucoup le temps de lire, trop de choses à faire ensemble pour trouver le temps de faire seul.

Alors dans la valise que j’ai ouverte aujourd’hui je ne sais pas vraiment quoi mettre. Un seul roman donc, mais je n’ai pas encore choisi lequel’ Une robe ou deux que j’ai cousues exprès pour le voyage dans des étoffes si légères alors qu’il faisait déjà si froid dehors, une ou deux autres que j’ai achetées là bas la dernière fois et que je n’ai jamais porté que là bas, de quoi écrire et ramener des images, une liste d’adresses pour envoyer de vraies cartes postales si j’en trouve des jolies. C’est une valise qui ne ressemble pas à celles que j’ai fermées jusqu’ici. Une valise qui dit qu’on n’a pas peur de laisser ici ce que l’on aime ici pour aller chercher ailleurs ... on ne sait pas trop quoi.